• LA GASTRONOMIE PAYS CONTRE LE CORONAVIRUS #38: le chef patron Erick Quelquejeu du restaurant Oh Suzie Q ! à La Possession

    Le crocodile dandy Erick Quelquejeu d’Oh Suzie Q !

    Erick Quelquejeu est le crocodile dandy du restaurant Oh Suzie Q à La Possession, également connu pour les dégustations d’insectes mais aussi ses viandes exotiques venues de la brousse australienne et d’ailleurs. Il a fait de son confinement un puits d’imagination où il source différents plats qu’il propose à l’emporter pour limiter la casse de la fermeture des restaurants.

    Comment vivez-vous la situation ?

    De façon positive. Prendre le temps de confectionner un meilleur environnement par des travaux et des plats plus goûteux. Mais en ce moment, je fais de l’emporter pour pouvoir survivre le temps de crise.

    Quel a été le menu d’hier soir ?

    Chili con carne de cabri cuit à 90 degrés pendant 14 heures !

    C’est vous qui cuisinez à la maison ?

    Oh mon dieu oui ! J’adore et ne m’en lasse pas.

    Quelles activités le confinement vous permet-il de faire ?

    Du temps avec la famille et reprendre la cuisine en main tranquille et tout seul !

    Avez-vous mis des choses en place dans votre établissement ?

    Oui, depuis la deuxième semaine. Des ribs façon australienne cuits pendant 8 heures, souris d’agneau de 14 heures, tartare de thon, chili con carne, tourtes australiennes farcies et tout plein de choses… Le kiffe est de laisser son imagination prendre le dessus.

    Un message à passer aux Réunionnais durant ces moments difficiles ?

    Just Chill. Keep it cool. It’ll be over soon ! Et on vous attend !

  • LA GASTRONOMIE PAYS CONTRE LE CORONAVIRUS #36: la cheffe pâtissière Laure Fridmann de la pâtisserie-boulangerie Sensations à Saint-Pierre

    La cheffe pâtissière Laure Fridmann et son délicieux mille-feuilles renversé !

    La cheffe pâtissière Laure Fridmann, pâtissière de l’année du GUIDE KASPRO 2018 quand elle excellait au Palm Hotel & Spa, a ouvert, l’an passé, sa jolie boutique Sensations à Saint-Pierre après avoir essuyé les plâtres albâtres des gilets jaunes. Si elle a pu maintenir une partie de son activité, l’équilibre financier n’est pas au rendez-vous, qui plus est avec l’indélicatesse de certains clients non conscients de la situation que traversent des artisans fragilisés par cette crise.

    À quel degré le confinement a-t-il mis un coup d’arrêt à votre activité ?

    Notre activité a, au début du confinement, beaucoup ralenti et elle a repris davantage notamment grâce aux fêtes de Pâques. Il faudra voir si cette activité se maintient…

    Comment le confinement impacte-t-il votre activité ?

    Nous ne sommes pas les plus à plaindre car nous pouvons continuer à travailler, mais nous travaillons quand même à perte surtout dans une structure toute récente comme la mienne qui a encore de grosses charges à assumer. Mais nous perdons déjà un peu moins que si nous étions complètement fermées.

    Au-delà de l’aspect financier, nous faisons partie des catégories de gens qui aiment leur métier et qui ont besoin de travailler. Comme je le dis souvent à mes clients, nous faisons ce métier par passion et pour faire plaisir aux gens. Notre récompense est de voir le sourire des gens et leur bonheur de pouvoir encore profiter de bons produits.

    Mais, il y a aussi des gens qui vivent très mal cette situation, heureusement c’est une minorité, et qui se permettent de se défouler sur nous quand le produits qu’ils veulent ne sont plus disponibles. Il serait bon de rappeler, à ces personnes, l’essence même de l’artisanat : c’est un métier basé sur le savoir-faire de l’homme. Une personne peut produire une certaine quantité, au-delà de cette quantité, nous pourrions plus produire la même qualité !

    Chers clients, si vous voulez de la qualité, il y a parfois quelques concessions à faire : pensez à commander ou faites-nous confiance et laissez-vous tenter par un autre produit, vous ferez peut-être une belle découverte…

    Quel est votre quotidien type durant ce confinement ?

    Pour nous, le travail est plus éprouvant car nous sommes en équipe réduite. Afin de sauver les meubles, la majorité de mon personnel est au chômage partiel et je me retrouve contrainte à gérer plusieurs postes comme la vente, les livraisons.

    Quel est le positif de cette situation ?

    Pour l’instant, je n’en vois pas ! J’espère juste que les clients n’oublieront pas l’effort que nous avons fourni pour rester ouverts : heures de travail, exposition à la maladie…

    Comment envisagez-vous l’avenir ?

    Il paraît plus raisonnable de prendre les choses au fur et à mesure. Donc on verra bien ce que l’avenir nous réserve…

    La première chose que vous aimeriez faire après le confinement ?

    Retrouver mon meilleur ami autour d’une bonne bouteille…

  • LA GASTRONOMIE PAYS CONTRE LE CORONAVIRUS #35: Julie Huillet et Junior Correia de Andrade de Kampaï Niwa à Saint-Pierre

    Le chef Junior Correia de Andrade et Julie Huillet de Kampaï Niwa.

    Julie Huillet et Junior Correia de Andrade sont les propriétaires des adresses à sushis (mais pas que) Kampaï Sushibar Niwa à Saint-Pierre. Le couple, qui emploie habituellement 11 salariés, a pu malgré tout maintenir la vente à emporter durant la fermeture des restaurants pendant ce confinement. Julie et Junior sont très touchés de la solidarité des Réunionnais en ces temps compliqués.

    Comment vivez-vous la situation ?

    Nous vivons avec un stress quotidien de ne pas savoir où cette situation va nous mener tout en essayant de relativiser.

    Quel a été le menu d’hier soir ?

    Soupe de légumes !

    C’est vous qui cuisinez à la maison ?

    Nous cuisinons tous les deux à tour de rôle, selon notre fatigue…

    Quelles activités le confinement vous permet-il de faire ?

    Il nous permet de nous occuper de nos enfants âgés de 3 ans et 5 mois. Pour Monsieur de jardiner et bricoler à la maison. Pour Madame, quand le temps et les enfants le permettent, un peu de sport.

    Avez-vous mis des choses en place dans votre établissement ?

    Nous avons pu continuer la vente à emporter grâce à une clientèle fidèle mais aussi de nouveaux clients, ce qui est plutôt positif.

    Un message à passer aux Réunionnais durant ces moments difficiles ?

    La solidarité dont font preuve les Réunionnaises et les Réunionnais est exceptionnelle. C’est grâce au soutien de chacun que nous arriverons à surmonter cette lourde épreuve. Nous souhaitons beaucoup de courage à tout le monde.

  • La gastronomie pays contre le coronavirus #32: le chef Emmanuel Michau du restaurant Sahaa à Saint-Paul

    Emmanuel Michau en mode cuistot à la case.

    Emmanuel Michau est le cuisinier artisan qui a animé les fourneaux du restaurant Là-Bas,Ter La à Saint-Paul qu’il vient récemment de céder. Aujourd’hui, il est le chef exécutif du restaurant saint-paulois Sahaa ouvert l’an dernier. L’établissement récent est bien évidemment mis en péril en raison de cette crise sanitaire mais Emmanuel Michau veut garder espoir.

    Comment vivez-vous la situation ?

    Je vis la situation avec philosophie, une nouvelle épreuve de la vie. Nous n’avons pas connu la guerre, mais une pandémie mondiale, c’est totalement inédit, on en parlera dans les livres d’Histoire dans quelques décennies. C’est très compliqué au niveau du restaurant, autant pour nos employés que pour la survie de la structure en elle-même. Mais je suis confiant en la vie, et tout va bien se passer.

    Quel a été le menu d’hier soir ?

    Momos tibétain à la viande, fait maison

    Momos tibétains du chef Michau

    C’est vous qui cuisinez à la maison ?

    Je cuisine tout le temps à la maison, j’aime le faire pour mon fils, lui donner une palette de saveurs, faire son palais. Ma maman étant là, en vacances forcées, elle prend le relais de temps en temps et mon fils met la main à la pâte aussi.

    Quelles activités le confinement vous permet-il de faire ?

    Je continue à travailler entant que consultant culinaire pour un armateur de pêche. Je fais l’instituteur pour mon fils, je lis beaucoup, quelques films et j’arrive à faire un peu de sport aussi.

    Avez-vous mis des choses en place dans votre établissement ?

    Pour l’instant, au Sahaa, nous n’avons rien mis en place, mais nous pensons à faire de la vente à emporter avec précommande 2 à 3 fois par semaine.

    Un message à passer aux Réunionnais durant ces moments difficiles ?

    Larg pa, tien bo, restons ensemble, soudés, confinés et confiants. The Show Must Go Home !

  • La gastronomie pays contre le coronavirus #28 : le chef Elie Abboud du restaurant libanais Le Mezzé à Saint-Pierre

    Le chef Elie Abboud et son fils Luca

    Le chef Elie Abboud et son épouse Crystel tiennent avec brio cette adresse de cuisine traditionnelle libanaise, Le Mezzé. Tout comme nombreux de leurs confrères, les rideaux de leur restaurant sont totalement fermés. Le couple veut être optimiste et relativise par rapport à la situation de nombreux pays dont celui des origines du chef, le Liban.

    Comment vivez-vous la situation ?

    Nous prenons notre mal en patience, en essayant de voir le côté positif de la situation : passer plus de temps avec notre fils.

    Quel a été le menu d’hier soir ?

    Blanquette de veau.

    C’est vous qui cuisinez à la maison ?

    Ma femme et moi en fonction de nos envies.

    Quelles activités le confinement vous permet-il de faire ?

    Jouer avec mon petit garçon, bricoler et rattraper les séries qu’on n’a pas le temps de voir en temps normal.

    Quel sera le plat que vous aurez envie de cuisiner dès votre retour aux fourneaux ?

    Du kebbeh (boulettes allongées à base de boulgour et une farce traditionnelle à base de bœuf, de pignons de pin, d’oignons…)

    Un message à passer aux Réunionnais durant ces moments difficiles ?

    Positivons au maximum, à La Réunion en particulier, et en France en général, nous ne sommes pas les plus à plaindre. J’ai toute ma famille au Liban, ils sont dans une situation intenable que ce soit sanitaire ou économique.

    Regardons autour de nous, ne nous apitoyons pas sur notre sort, car d’autres n’ont pas autant de chance.

  • La gastronomie pays contre le coronavirus #25 : le chef Romain Durand du Vieux Pressoir au Conservatoire Mascarin des Colimaçons

    Le chef Romain Durand se met à la fabrication de pains maisons

    Romain Durand est le chef du bucolique restaurant Le Vieux Pressoir situé dans l’enceinte du Conservatoire Botanique National de Mascarin aux Colimaçons. Gérée en famille avec Aurore, cette charmante table propose une cuisine où l’on retrouve les produits du terroir réunionnais dans une mise en scène gourmande et originale. Le restaurant tout comme le conservatoire sont bien évidemment fermés durant ce confinement ; Romain et Aurore attendent des jours plus heureux en profitant de cette pause forcée.

    Comment vivez-vous la situation ?

    Plutôt bien malgré le contexte difficile ! On s’interdit habituellement de prendre trop de vacances. On va dire que cette fois-ci, ce sont des vacances forcées qui nous permettent de passer du temps avec nos enfants qu’on ne voit jamais les week-ends. Et puis, on relativise beaucoup, en se disant qu’il faut toujours assurer ses arrières en se disant que rien n’est infini… la preuve ! Même si c’est difficile, cette pause nous a permis de comprendre qu’il n’y a pas que le restaurant… et qu’on s’est aussi faire d’autres choses de nos mains !

    Quel a été le menu d’hier soir ?

    Gratin de chouchous, c’est la saison et on en a à foison dans le jardin, avec une poêlée de camarons et moules à la crème d’ail, brunoise de carottes et courgettes.

    C’est vous qui cuisinez à la maison ?

    Nous cuisinons tous les deux. Aurore étant réunionnaise nous prépare des plats traditionnels locaux et moi, étant de Bordeaux, j’aime aussi retrouver les goûts de mon pays !

    Quelles activités le confinement vous permet-il de faire ?

    Le jardin, le potager, Aurore s’y est lancé, bientôt on aura des brocolis, des citrouilles, des tomates, des choux-fleurs, des brèdes. Notre rêve serait de pouvoir produire quelques produits pour le restaurant alors on essaie ! Et surtout, on s’éclate à tester toutes sortes de pains faits maison, pour l’instant la palme d’or revient aux petites miches de pains marocains au curcuma et aux herbes fraîches du jardin.

    Pains maison au curcuma

    Quel sera le plat que vous aurez envie de cuisiner dès votre retour aux fourneaux ?

    Un jarret de porc pays à la bière locale avec une bonne mousseline de pomme de terre maison.

    Un message à passer aux Réunionnais durant ces moments difficiles ?

    C’est un moment difficile mais utile pour que nous comprenions tous qu’il faut faire vivre les exploitants locaux : producteurs, éleveurs, fabricants, artisans, et bien d’autres. Même ces derniers vont peut-être comprendre que nous sommes tous liés. Nos circuits seront plus courts et notre économie se portera certainement mieux. Et bien évidemment, beaucoup de courage aux malades et à leurs familles.

  • LA GASTRONOMIE PAYS CONTRE LE CORONAVIRUS # 23 : le chef patron Benoît Vantaux de L’Atelier de Ben à Saint-Denis

    Le chef Benoît Vantaux cuisine en famille.

    Le célèbre chef Benoît Vantaux de l’Atelier de Ben à Saint-Denis, 3-Vanilles au GUIDE KASPRO 2020, veut rester optimiste en pensant à l’après-confinement même si ce dernier n’a pas encore été décrété pour la restauration. Benoît Vantaux avait ouvert l’an dernier L’Atelier de Ben dans sa nouvelle version en doublant sa capacité d’accueil et son personnel. Le chef avait également lancé C’est Prêt où il propose durant ce confinement des plats à emporter comme un risotto arborio, plancha de crevettes et pistou à l’ail des ours (12 €) ou encore un pavé de légine à la vapeur de citronnelle, patates douces, courgettes (15 €)…

    Comment vivez-vous la situation ?

    C’est difficile et frustrant, surtout que nous venions juste de d’ouvrir nos nouvelles structures. Il n’y a aucune visibilité sur l’avenir. Mais je reste confiant, nous sommes des artisans avec un savoir-faire.

    Quel a été le menu d’hier soir ?

    Riz, saucisses frites, brèdes et rougail tomates.

    C’est vous qui cuisinez à la maison ?

    En ce moment, c’est moi étant donné que ma femme est en télétravail.

    Quelles activités le confinement vous permet-il de faire ?

    Je profite de ma fille en faisant notamment des jeux de société. Je fais un peu de bricolage au resto. J’en profite aussi pour me reposer. Je pense aussi à la réouverture. Je fais aussi du sport.

    Quel sera le plat que vous aurez envie de cuisiner dès votre retour aux fourneaux ?

    Certainement un plat en fonction du marché : un plat de saison, frais, végétal.

    Un message à passer aux Réunionnais durant ces moments difficiles ?

    Faut rester optimiste, profitons de vivre en famille ! Soyons soudés et solidaires pour mieux rebondir ensemble. Larg pa !

  • LA GASTRONOMIE PAYS CONTRE LE CORONAVIRUS # 22 : le chef Bruno Rondeau du restaurant L’Olivier au Tampon

    Le chef Bruno Rondeau, triste de ne pas pouvoir cuisiner pour ses clients.

    Bruno Rondeau, le chef du restaurant L’Olivier au Tampon, 1-Vanille au GUIDE KASPRO 2020, vit difficilement cette situation de confinement tout comme nombre de ses confrères cuisiniers. Il envoie un message de soutien à tous ses collègues tout comme à ceux qui ont dû fermer boutique.

    Comment vivez-vous la situation ?

    La situation est forcément compliquée et dure à vivre quand on a l’habitude de faire entre 12 et 18 heures par jour. Et de se retrouver à ne rien avoir à faire de ses journées. Oui c’est compliqué !

    Quel a été le menu d’hier soir ?

    Salade de mâche et magret fumé, œufs pochés et pignons de pin torréfiés ; en plus on prend des kilos…

    C’est vous qui cuisinez à la maison ?

    Je suis seul à la maison, donc pas le choix et je suis un petit peu chef, ça aide !

    Quelles activités le confinement vous permet-il de faire ?

    Comptabilité, rangement, nettoyage du restaurant, revoir les menus, etc.

    Un message à passer aux Réunionnais durant ces moments difficiles ?

    Courage, courage et encore un peu de courage et de patience, restez out case pour le bien de tous. Ce confinement fait réfléchir sur ce que nous sommes, qui nous sommes, et pourquoi nous sommes là. Le retour à la normale changera certains, beaucoup auront tout perdu, d’autres se relèveront avec difficultés, soyez forts. J’ai une pensée pour tous mes amis restaurateurs et autres commerces qui ont dû fermer par obligation et qui se retrouvent aujourd’hui sans rien.

  • LA GASTRONOMIE PAYS CONTRE LE CORONAVIRUS # 21 : Georgios Spandos du Palm Hôtel & Spa de Petite-Île

    Georgios Spandos et sa souris d’agneau au kaloupilé

    Georgios Spandos est cuisinier, sous-chef au Palm Hôtel & Spa de Petite-Île. Ce Grec, installé à La Réunion depuis quelques années, prend au quotidien des nouvelles de sa famille et de ses amis vivant au pays des Cyclades. Danser le sirtaki n’est pas d’actualité, il applique pour l’instant un confinement très strict et encourage tous les Réunionnais à en faire de même.

    Comment vivez-vous la situation ?

    Le plus dur, c’est vraiment de ne pas sortir, mais je pense que le confinement est essentiel pour stopper l’épidémie. Encore faut-il que les mesures soient respectées de tous. C’est tout de même difficile de ne plus voir ses proches. Ma famille est confinée chez elle en Grèce. Je les appelle chaque, je prends également des nouvelles de mes amis, heureusement aucun n’est atteint pour le moment du covid-19. Ces circonstances exceptionnelles nous poussent à nous soucier davantage des autres, à nous préoccuper de leur bien-être.

    Quel a été le menu d’hier soir ?

    Souris d’agneau confite au kaloupilé, tarte au citron meringuée.

    La tarte citron meringuée de Georgios

    C’est vous qui cuisinez à la maison ?

    C’est principalement moi, mais ma conjointe prépare également des bons petits plats.

    Quelles activités le confinement vous permet-il de faire ?

    Je suis confiné avec ma conjointe, on s’entend bien ! On regarde des séries, on fait du sport, du yoga, on cuisine… bref, on s’occupe, comme tout le monde.

    Un message à passer aux Réunionnais durant ces moments difficiles ?

    C’est une responsabilité collective, mais nous devons absolument patienter ! Je reprendrai aussi une citation de Mandela, qui, lui, est resté emprisonné durant 27 ans. « Peu importe si nous avançons lentement, du moment que nous ne nous arrêtons pas. Cela semble toujours impossible, jusqu’à ce qu’on le fasse ».

  • LA GASTRONOMIE PAYS CONTRE LE CORONAVIRUS # 19 : le chef propriétaire Richard Angot d’Ancre Terre & Mer Saint-Pierre Terre Sainte

    Le chef Richard Angot continue à aiguiser ses couteaux !

    Le chef Richard Angot emploie 10 salariés dans son restaurant Ancre Terre & Mer à Terre Sainte dont les spécialités sont les risottos et les tartares de poissons. Inquiet de la situation, il prend son mal en patience en réalisant des travaux dans son restaurant pour mieux accueillir ses clients qui lui manquent tant…

    Comment vivez-vous la situation ?

    Il est vrai que pour l’instant nous vivons dans l’incertitude la plus complète sans savoir quand cela prendra fin…

    Quel a été le menu d’hier soir ?

    Nous passons en mode régime : salade de lentilles fumées à la féta, radis du jardin, œuf poché au pesto de fanes de radis…

    Salade de lentilles fumées à la féta, radis du jardin, œuf poché au pesto de fanes de radis.

    C’est vous qui cuisinez à la maison ?

    Oui, et ma femme s’occupe de la gestion comme d’habitude…

    Quelles activités le confinement vous permet-il de faire ?

    On avait prévu des travaux en janvier sur le restaurant qui n’ont pas pu être réalisés à cause de la cause météo. De par ce confinement, on en profite pour les faire. Démontage et rénovation du deck de la terrasse, on prend notre temps…

    Quel sera le plat que vous aurez envie de cuisiner dès votre retour aux fourneaux ?

    Pas vraiment de plats spécifiques, mais des idées que traînent dans le coin du cerveau pour des suggestions, et avant tout retrouver nos clients et nos équipes en pleine forme !

    Un message à passer aux Réunionnais durant ces moments difficiles ?

    Que tout le monde puisse passer ce cap très difficile, nous savons que le confinement est difficile surtout quand il dure autant de temps mais il est indispensable pour tous. Il serait temps aussi de favoriser à tout prix les circuits courts et revoir nos modes de consommation ! Restez chez vous et ne prenez pas de risque pour vous et vos familles.