• Le GUIDE KASPRO 2020 est arrivé !

    19.95 € dans toutes les bonnes librairies de La Réunion

    La Sélection des Plus Belles Tables de La Réunion
    « L’activité gastronomique à La Réunion n’a jamais été aussi croustillante avec une vive dynamique autour du terroir local et du savoir-faire des cuisiniers de La Réunion. Le terme « créolonomie » prend désormais tout
    son sens, une cuisine gastronomique élaborée avec des produits locaux, c’est possible ! Les chefs réunionnais l’ont bien compris en s’orientant vers cet axe qui raconte leur histoire, leur parcours : mêler les produits de leur
    île au savoir-faire acquis dans des grandes maisons en métropole et ailleurs auprès de chefs étoilés. Les chefs locaux se révèlent et s’affranchissent des codes classiques pour écrire une véritable page
    de la gastronomie réunionnaise ! Le GUIDE KASPRO contribue et incite à cette mise en valeur de cette évolution culinaire que connaît l’île ! »
    Thierry Kasprowicz


    LES NOUVEAUTÉS DU GUIDE KASPRO 2020
    Un pictogramme « Marmite » permet d’identifier les adresses où la cuisine traditionnelle
    réunionnaise servie est de qualité.
    Le carnet gourmet en fin du GUIDE KASPRO 2020 a été enrichi et compte plus de
    120 adresses coups de coeurs d’artisans de bouche de toute La Réunion : épiceries fines,
    cavistes, fromagers, boulangers, pâtissiers, bouchers, visites gourmandes…
    LES TABLES SÉLECTIONNÉES
    Toujours la même exigence et l’indépendance !
    152 tables sélectionnées de la fleur de vanille à trois-vanilles dans le GUIDE KASPRO 2020
    24 nouvelles adresses
    78 tables vanillées dont 7 trois-vanilles, 17 deux-vanilles, 54 une vanille
    2 nouvelles tables obtiennent 3-Vanilles dans le GUIDE KASPRO 2020
    11 nouveaux vanillés dans le GUIDE KASPRO 2020
    54 adresses Budget Malin où l’on trouve une cuisine de qualité servie avec des plats à moins de 11 euros ou une formule à moins de 20 euros

  • Guide Kaspro 2019

    GUIDE KASPRO, le premier guide de la table indépendant de La Réunion, une sélection de 138 tables testées et approuvées avec des distinctions en fonction de la qualité de l’assiette, de la fleur de vanille aux trois-vanilles ! Découvrez-le dans toutes les bonnes librairies de l’île de La Réunion au prix de 19,95 euros pour 190 pages ou commandez-le à cette adresse : guidekaspro@gmail.com

  • Una storia importante !

    L’histoire de Charles et Martine, les patrons de La Bella Storia à Sainte-Clotilde, est une… belle histoire !

    Martine et Charles de La Bella Storia à Sainte Clotilde @TK

    Cet ancien chauffeur routier reconverti en pizzaiolo, épaulé de son être aimé, a réussi son pari en ouvrant il y a un an et demi sur le bord d’un axe de circulation très passant entre une station-service et un snack, à proximité du Technopole, route de la Rivière des Pluies. Ce n’était pas gagné sur le papier mais aujourd’hui, midi comme soir, le lieu ne désemplit pas.

    Un endroit sympa, soigné et bien tenu @TK

    La recette de ce succès ? Un lieu sympa, lumineux, bien tenu ; un accueil et un service charmants ; et surtout des pizzas et des pâtes qui envoient du bois. Pas encore depuis le feu, mais ça va venir ! Formé par le maestro et le champion du monde de la pizza à La Réunion, Thierry Gourreau, Charles ne lésine pas sur les moyens pour faire une bonne pizza avec des farines de qualité, une fermentation et maturation longues (3/4 jours), un étalement manuel et des garnitures de qualité provenant de la Grande Botte ! Tomates San Marzano DOP, mozzarella di Bufflala, grana padano, scamorza, spianata calabreze, bresaola IGP sont des produits bien sourcés qui font la différence sur des pizzes classiques comme gourmets (12,90/15,90 €) ! Vins et bières artisanales italiennes de rigueur !

    La diavola de Charles @TK
    La ricordo della scozia à base d’un gravelax de saumon frais label rouge @TK

    Les pastas (13,90/14,90 €) sont dans la même veine que les pizzes tout comme les délicieux desserts (6,90 €) classiques d’Italie, préparés par Martine dont cet excellent et délicat tiramisu au goût de café et de cacao bien distillé avec mascarpone et une crème de noisette !

    Le délicieux tiramisu de Martine @TK

    Contrairement à Aldo Maccione, le couple de patrons de La Bella Storia ne roule pas des mécaniques mais respecte leurs clients tant dans le service que dans les assiettes proposées. Une adresse qu’on se confie de bouche à oreille. Vous comprendrez aisément qu’il faut donc réserver pour passer un beau roman, une belle histoire à La Bella Storia !

  • Pas de commérages au Bocage !

    Voilà quelques mois que l’adresse située à proximité des installations sportives de Sainte-Suzanne, dans cet espace vert que les pique-niqueurs apprécient, a ouvert ses portes. Il faut toujours quelque temps à un restaurant pour trouver ses marques, apprivoiser son nouvel outil de travail et solidifier les bases de son personnel. Le Bocage a donc passé ce cap du démarrage en venant combler le vide gastronomique dont souffrait Sainte-Suzanne.

    Le Bocage, bâti de pierre et de bois, possède ce charme bucolique avec une eau qui coule à vue et une construction où le clin d’œil à l’architecture traditionnelle créole est présent. Différents espaces, intérieurs et extérieurs, permettent d’accueillir une centaine personnes dans un espace lumineux et bien vivant à l’heure du service.

    Un des espaces où s’attabler au Bocage @TK

    À table, c’est à l’ardoise qu’on choisit des plats « contemporains » comme des plats traditionnels réunionnais nommés « Nout Marmite ». L’offre d’une quinzaine de propositions est à taille humaine et assure la fraîcheur des produits. L’établissement s’approvisionne chez des artisans et producteurs locaux de qualité, et des environs. Aux beaux fourneaux siglés Charvet, le jeune chef réunionnais Ludovic Bardeur, passé notamment au Palm, Domaine Moka et le Bar à Huîtres Lebon, est épaulé depuis peu par le chef Wilfrid Pavadé. Ce dernier, transfuge récent du restaurant Le Carré à Saint-Denis qu’il a fait briller à la belle époque, est venu renforcer en superviseur l’équipe en cuisine du Bocage.

    Le duo de chefs Wilfrid Pavadé et Ludovic Bardeur @TK

    Les plats contemporains servis au Bocage ont belle allure avec des assiettes généreuses qui respirent la fraîcheur, avec une belle palette de couleurs et de saveurs comme avec ce pavé de marlin mi-cuit (24 €) avec fèves, carottes al dente, morceaux de citrouille et une intense et crémeuse purée vanillée à la patate douce, enrobée d’une succulente sauce au massalé, infusée au kaloupilé. Ce surprenant méli-mélo de produits et d’épices offre un beau voyage au palais, très bon ! Dans les autres propositions contemporaines originales, on trouvera par exemple une poêlée de zourite déglacé au vinaigre balsamique (17 €) ou encore une pièce de porc laqué à l’orange (22 €).

    Pavé mi-cuit de marlin, sauce massalé, infusée au kaloupilé @TK
    Poêlée de zourite déglacé au vinaigre balsamique @TK

    Dans « Nout Marmite », les saucisses pétées (13 €), assez rares au restaurant, provenant du charcutier communal Alagama, sont servies dignement dans des mini-marmites avec riz, grains, brèdes, rougail et piment la pâte. Le massalé, Est de l’île oblige, est en fête dans les propositions traditionnelles avec un massalé cabri (25 €) ou encore un massalé la corée (14 €). Un trio de guêpes (35 €) est aussi ardoisé.

    Saucisses pétées, riz, grains, brèdes et rougail !@TK

    Pour les desserts, des classiques sont proposés avec ce jour-là, également un gourmand pain perdu avec une compotée de banane flambée et glace vanille (9€).

    Pain perdu, compotée de banane flambée, glace vanille @TK

    Voilà donc une adresse sérieuse avec un service dynamique qui mérite une halte aux portes de l’Est de La Réunion qui sent bon la vanille, c’est donc un Bocage sans commérages !

  • Le charme gourmet du Blue Margouillat à Saint-Leu

    Cette table de charme, élégante et prestigieuse -3 Vanilles au GUIDE KASPRO- est de celles qu’on se réserve pour des moments exceptionnels, familiaux. Autour de la piscine ou sous la varangue de la bâtisse coloniale, la magie de se retrouver attablés dans ce cocon gourmet à la nuit tombée opère toujours. L’adresse de l’hôtel-5 étoiles de Saint-Leu fêtera bientôt ses deux ans d’adhésion au très sélect et convoité label Relais & Châteaux. Le Blue Margouillat est tout de même le seul établissement d’un département d’Outre-Mer français à posséder cette distinction ! Une adresse cotée qui ne désemplit guère la semaine comme le week-end. Ce succès discret et intime que cultive cette grande table tropicale de La Réunion est dans l’ADN de cette maison impeccablement tenue, aux petits soins, où le diable est dans les moindres détails. Rançon de ce succès légitime !

    Vaisselle, verrerie griffées font partie de l’expérience au Blue Margouillat @TK

    Côté mise de table, on applique au Blue Margouillat les mêmes codes des grandes tables étoilées pour vous faire vivre une expérience unique : vaisselle du céramiste français Jars, verrerie autrichienne haut de gamme signée Zalto jusqu’aux couteaux griffés Blue Margouillat confectionnés par l’artisan local Saxo. Les couverts ne font pas le cuisinier mais quand un plat est valorisé, sublimé dans un contenant, le plaisir des yeux prend tout son sens. Le chef Marc Chappot l’a bien compris. Discret, réservé, celui qui mène la brigade d’une dizaine de cuisiniers pour un maximum de 50 couverts, applique dans son restaurant une cuisine métissée où les produits locaux se conjuguent ou escortent de belles manières, des matières premières de qualité d’ailleurs. Les différentes saveurs et textures d’un mets se lient entre elles pour livrer au palais du relief, de la finesse, de l’émotion et du goût ! On est là sur une cuisine généreuse, chaleureuse où les bases de la cuisine traditionnelle et classique française, chère au chef Chappot, ont été transformées, réfléchies en cuisine gastronomique. C’est précisément là où le chef s’exprime le mieux, dans ses assiettes. L’arrivée récente de nouveaux collaborateurs en cuisine comme en pâtisserie apporte à l’adresse un souffle nouveau aux créations du chef sans les bousculer.

    Cubes de marlin fumé maison, salade de palmiste, noisette, condiment betterave acidulée @TK
    Dorade, risotto chouchou, émulsion jus de crustacés citron galet @TK

    Le prolongement de la main d’un chef est le service. Au Blue Margouillat, le dernier geste qui sépare la cuisine de la table est distillé par une brillante équipe au service, toute de noir vêtue. Coordination, énoncé du plat de rigueur, repasse de délicieux pains bio de Côté Pain d’Etang-Salé, le ballet est précis comme de l’horlogerie suisse où chaque serveur tient son rang et s’adapte à la table qu’il anime. La sommelière, en place depuis deux ans, veille avec talent sur une cave vivante, riche de plus 700 références aussi prestigieuses soient-elles (Petrus, Romanée-Conti, Lafite-Rothschild…) comme des vins de découverte (Les Creisses, Lapierre, Afrique du Sud).

    Caille grasse des Avirons, mousseline de bringelle patate douce, chips de pain bio aux shitakés @TK
    Croustillant de vanille bleue,carpaccio d’ananas Victoria curcuma, glace miel ananas @TK

    Dîner au Blue Margouillat est plus qu’un dîner, on y vient pour se lover dans une douce bulle éphémère, vivre une expérience au-delà de l’assiette, qui demeure pourtant le fil rouge maîtrisé de ce lieu si prisé et pourtant tellement intimiste, exclusif !

  • Le Pierre Bistrot Chic a repris des couleurs !

    L’arrivée récente du chef réunionnais Fabien Rocheville change la donne de cette coquette table du Sud qui dispose à présent d’un bel atout dans le cadre de l’hôtel 4-étoiles La Villa Delisle à Saint-Pierre.

    Le chef Fabien Rocheville au Pierre Bistrot Chic @TK

    L’ intérieur est chic, soigné avec une ambiance Jules Verne. La formule déjeuner (actuellement à 18 € au lieu de 22 €, menu complet à 32 €) renouvelée chaque jour, avec un plat et un dessert, est un beau cadeau dans cette atmosphère distinguée avec un service appliqué, souriant, nappe et serviettes en coton, belles verrerie et vaisselle comprises ! Les entrées de cette formule sont gourmandes, généreuses et savoureuses. Comme ce carpaccio d’espadon pêché au large des côtes réunionnaises par une coopérative de pêcheurs de Terre Sainte, accompagné d’une salade palmiste, sauce pickles aux saveurs de Maurice ou cet œuf (vraiment) parfait, crème de foie gras, purée de pommes de terre à l’huile de truffe.

    Oeuf parfait, purée de pommes de terre huile de truffe, sauce foie gras @TK

    Pour la suite, un choix de trois propositions pour les plats : toujours un plat végan comme ce jour un curry de lentilles corail façon dhal, riz rose indien, un poisson comme ce thazard des côtes réunionnaises, crème de curcuma frais et petits légumes et une viande : un demi-magret de canard rôti, légumes bio et savoureux gratin de pommes de terre et butternut.

    Magret de canard rôti, légumes bio @TK

    Les plat du chef Rocheville sont de très belles et réelles propositions, avec un intéressant travail autour de l’élément central de l’assiette et des garnitures qui l’escortent ainsi que les beaux jus qui lient l’ensemble.

    La carte, bien menée, mérite qu’on s’y plonge pour déguster les réalisations créolonomiques de ce chef qu’il faudra surveiller, lieutenant durant trois ans au Saint-Michel à Saint-Gilles auprès du chef de l’année 2019 du GUIDE KASPRO, Jofrane Dailly. Autre bon point du Pierre Bistrot Chic, l’hospitalité naturelle envers les végétariens, végans avec des propositions travaillées de la formule déjeuner à la carte, jusqu’au dessert avec ce ” Nuage au Géranium”, en passant par une assiette 100 % végétale avec des légumes sublimés d’Eric Lavalle. Carottes et betteraves colorées, radis, chouchous et blettes, glacés, crus, cuits, croustillants, en purée, mettent du baume au cœur en couleurs et en saveurs..

    L’assiette 100 % végétale avec les légumes d’Eric Lavalle @TK
    L’élégant et délicieux et dessert Valrhona Manjari du Pierre Bistrot Chic @TK

    Les généreux desserts de la formule du jour étaient un minestrone de fruits avec une boule de sorbet goyavier ou un moelleux (bien coulant) au chocolat accompagné d’une délicieuse glace vanille Bourbon. A la carte, un délicat et équilibré travail autour du chocolat Valrhona Manjari sous différentes textures est venu conclure ce beau déjeuner au Pierre Bistrot Chic.

  • Un samedi soir à La Fabrique !

    Une déco industrielle jusque dans la mise de table @TK

    Plaisir de retrouver ce restaurant de la rue Pasteur à Saint-Denis après un joli spectacle poétique à Champ Fleuri où les hommes et les chevaux ne faisaient qu’un (je recommande Centaures quand nous étions enfants ! encore une représentation ce mardi 15/10). La transition est toute trouvée. Peut-être que lors de ce dîner à La Fabrique, dans les cuisines du chef Jehan Colson, y avait-il des personnes formées… au Centhor ?…quand l’homme et la cuisine ne font qu’un !

    Trio de tapas : oeuf de caille wasabi, guacamole, financier chouchou aux épices de Maurice @TK

    La table de La Fabrique, 3-Vanilles au GUIDE KASPRO 2019, était vivante ce samedi soir, aucune place disponible si vous n’aviez pas réservé, à l’intérieur comme à l’extérieur ! L’adresse a étendu sa terrasse avec l’ouverture prochaine de sa tant attendue cave à manger, contiguë au restaurant. La très réussie déco industrielle colle toujours aussi bien à l’esprit du lieu, dans les moindres détails, jusqu’aux repose-couverts écrous en laiton.

    Palmiste, beurre d’agrumes @TK

    Quant à la cuisine proposée à La Fabrique, on est pourtant loin de l’industriel, plutôt sur le travail d’un artisan-cuisinier qui jongle habilement avec les produits du terroir local et des produits d’ailleurs bien sourcés. Carte et menu dégustation (52 € en 6 temps) dévoilent une cuisine colorée, épicée, et cosmopolite de ce vibrionnant chef soucieux de la provenance de ses matières premières et engagé dans le locavore par la valorisation de ses fournisseurs producteurs.

    Filet de capitaine, bisque tomate crustacés, tomate farcie, caviar Rova @TK

    Avec le temps, les assiettes de La Fabrique ont évolué, gagné en chaleur et poursuivent naturellement leur chemin ; le travail autour du végétal et des légumes est esthétiquement bien mené, et les liants, jus, sauces comme condiments, sont particulièrement réussis. On se laisse donc porter par des assiettes surprenantes, originales, élégantes aux assaisonnements pointus qui racontent une histoire, une émotion, une découverte, un souvenir… Le ballet au service est également bien orchestré, cadencé, avec sourire et professionnalisme. La carte des vins, bons comme beaux, bio comme nature mais pas que, est animée par une sommelière incarnée qui se démène avec passion pour trouver le vin qui conviendra le mieux à votre plat comme à votre goût.

    Quasi de veau, sauce foie gras, purée de fruits à pain @TK
    Fraisier revisité, coulis de goyavier @TK

    La jeune distribution de La Fabrique, sur les planches comme en coulisses, apporte, grâce à un metteur en scène créatif, fougueux et parfois incompris (tous les artistes le sont !), de la fraîcheur, de la gaîté sur la scène gastronomique dionysienne avec une cuisine d’auteur, décalée… Tiens, on se serait presque cru encore au Téat Champ Fleuri… Rideau et à table !

  • La Kaz des Saveurs ! Ouvrez vos cœurs !

    Voilà un jeune couple que nous avons suivi depuis ses débuts prometteurs en ouvrant il y a un peu moins de deux ans à Saint-Gilles-les-Hauts ! Le chef Nicolas Lépinay et sa compagne Joannie, en salle, s’étaient en effet lancés dans l’ouverture de leur propre restaurant avec beaucoup de passion et les moyens qui étaient les leurs. Bien leur en a pris puisque la cuisine créolonomique du chef passé notamment chez le chef cathodique Michel Sarran à Toulouse, à Côté Seine à La Réunion, avait conquis une clientèle gourmet toujours plus nombreuse à se presser dans un établissement malmené par le passé.

    Le chef Nicolas Lépinay et Joannie ont gardé le moral ! @TK

    Alors que tout commençait à s’éclaircir côté rentabilité à force de travail et d’économies, un incendie criminel est venu enrayer leur développement le 21 juin dernier, rendant leur outil de travail impraticable. Après quatre mois de fermeture, La Kaz des Saveurs a fait la semaine passée une ouverture partielle et discrète de sa table pouvant accueillir seulement 15 personnes. Nous étions de passage ce déjeuner chez ce couple plein d’entrain mais quelque peu dépité par leur situation précaire qu’il traverse, même si ce dernier veut rester positif.

    Serviettes et tables nappées à La Kaz des Saveurs @TK

    Velouté glacé de chouchous, espuma truffe noire @TK

    La cuisine proposée par le chef Nicolas Lépinay est toujours aussi savoureuse, goûteuse, travaillée et mérite qu’on s’intéresse de près à elle. La formule déjeuner ( 22/26 €) avec une délicieuse entrée comme ce velouté glacé de chouchous et son espuma à la truffe noire, qui est une belle introduction en matière : légère, végétale et parfumée . Côté plats, deux choix : le vivaneau, beurre aux agrumes, mousseline de patates douces, ou des morceaux d’échine de porc pays, jus réduit, écrasé de pommes de terre aux herbes. Les cuissons, les jus tout comme les assaisonnements et les garnitures sont justes, précautionneusement exécutés, rendant nobles ces produits de la cuisine quotidienne.

    Vivaneau, beurre aux agrumes, mousseline de patates douces @TK
    Échine de porc pays, jus réduit, écrasé de pommes de terre @TK
    Tartelette croustillante Valrhona Dulcey et glace vanille @TK

    En dessert, la tartelette croustillante au chocolat Valrhona Dulcey (9,50 €) est une jolie proposition sucrée et craquante, rendant la gourmandise presque obligatoire !

    La cuisine est aussi une histoire de solidarité et de cœur ! Allez rendre visite à ce jeune couple discret et travailleur pour passer un délicieux moment, ils n’en seront que touchés ! Le restaurant est à présent ouvert du mardi midi au samedi soir, excepté le déjeuner du samedi. Formules déjeuner 22/26 € ; formules dîner 32, 37, 49 €. 72 rue Joseph Hubert, 97435 Saint-Gilles-les-Hauts. Tél. 02 62 11 78 28/06 92 79 90 70

  • Le Bistrot de Pépé Gentil en grande forme !

    C’est l’adresse de l’Ouest en grande forme où la réservation est plus que conseillée tellement on joue des coudes pour profiter d’un dîner ! Tous les ingrédients sont là pour que cette belle table doublement vanillée au GUIDE KASPRO devienne une très grande table de demain !

    La belle ardoise du Bistrot de Pépé Gentil @TK

    Pas de vue mer, pas les pieds dans le sable…autant dire que la situation pour s’attabler au Pépé ne fait pas rêver sur le papier, et pourtant, dès lors qu’on quitte sa voiture du parking sombre de la Place des Coquillages à Boucan Canot, on entre dans la lumière de ce restaurant situé au rez-de-chaussée d’une résidence. Si on ne le savait pas, on ne le remarquerait pas… Un véritable esprit “Bistrot” se dégage de ce lieu avec tables et chaises de circonstance en terrasse et un magnifique comptoir bahut à l’intérieur patiné par le temps !

    Une belle sélection de vins au verre @TK

    Si cette table remarquablement tenue par Maria Davy, sommelière de l’année du GUIDE KASPRO 2018, ne connait pas la crise, elle vient pourtant de prendre de la hauteur et de la substance en cuisine avec l’arrivée, il y a quelques semaines, de Thomas Lefebvre, disciple du chef Marc Chappot du Blue Margouillat à Saint-Leu. Les assiettes ont gagné en précision tant dans les dressages que sur le travail autour des garnitures et des sauces ! Le chef Lefebvre devrait progressivement monter en gamme en se familiarisant à l’esprit et la clientèle de ce bistrot très en vogue pour y apposer sa propre empreinte. Mentions spéciales également pour la qualité des desserts servis avec des équilibres sucres/acidité bien menés et un travail de présentation.

    Carré d’agneau en croûtes d’herbes, aligot et aubergine fumée, jus au romarin @TK
    Saint-jacques fraîches snackées, émulsion champagne, risotto au curcuma @TK
    Éclair de vanille et noix de macadamia @TK
    Sablé breton exotique ! @TK

    Il y a au Pépé Gentil toujours autant de plaisir régressif à lire à l’ardoise les propositions à la jolie et déliée écriture manuscrite, accompagnées des précisions orales du service. La maligne et excitante carte des vins est habilement menée mais vous pouvez, les yeux fermés, vous laisser guider par la sommelière, qui saura vous dénicher le vin qui conviendra le mieux à votre table. Maria Davy est épaulée au service par Annabelle, transfuge également en salle du Relais & Châteaux de Saint-Leu, qui prodigue là aussi un service compétent et souriant.

    Le service souriant de Pépé Gentil @TK

    Vous comprenez mieux le succès de cette adresse qui ravit autant les oenophiles, les épicuriens que les gourmets ?

  • L’Atelier de Ben 2.0

    Il aura fallu plus de 8 ans pour que le rêve devienne réalité même si les cauchemars ont du être nombreux durant toutes ces années de patience et d’impuissance. Enfin, le chef Benoît Vantaux s’est installé, il y a à peine un mois sans tambour ni trompette, dans son nouveau chez soi, à quelques mètres de son ancienne adresse à Saint-Denis ! L’ADN de Ben est toujours la même, elle saute aux yeux dès l’accueil ! C’est le même esprit qu’avant mais en mieux… avec plus de confort, plus d’intimité, avec une cuisine ouverte en verrière, des niches au mur, une façade d’armoires à vins…et grand plus…un patio à ciel ouvert, ombragé à discrétion, aux murs blancs éclatants qui font songer à la Grèce et ses terrasses immaculées ! Décor particulièrement réussi, avec changement de couverts, de vaisselle, de verrerie, et toujours un beau nappage et des serviettes en tissu ! Deux ambiances différentes dans un même lieu et ça marche bien ! La capacité en couverts a doublé comme le personnel en cuisine et en salle !

    Le patio de Ben, un endroit aéré et une ambiance plus légère @TK

    Côté cuisine, Ben reste fidèle à ses fondamentaux avec sa carte fixe qu’il renouvelle toutes les saisons et sa formule du midi (31 euros pour l’entrée/plat/dessert ou 28 euros pour entrée/plat ou plat/dessert). Le chef triplement vanillé du GUIDE KASPRO 2019 compose une cuisine bistronomique colorée avec un joli travail de saucier et des légumes frais et craquants ! Au menu de sa formule du déjeuner de ce jour, en entrées, au choix : salade de sucrine océane, palourde et saumon gravelax avec une chantilly d’huître pour le liant ou un espuma de champignon, coeur d’artichaut, farce fine de volaille servie sous forme d’une généreuse verrine. En plats, une bavette d’aloyau, jus truffé avec des trompettes de la mort et des pommes de terre grenailles ou une trilogie de la mer avec vivaneau, calamar, carmaron avec une émulsion au curry thaï rouge avec un riz vénéré.

    Bavette d’aloyau, trompettes de la mort et légumes frais croquants @TK
    Camaron, vivaneau, calamar, riz vénéré et émulsion curry rouge thaï @TK

    Autre nouveauté de L’Atelier de Ben de par la spacieuse superficie de la cuisine, la création d’un laboratoire pâtisserie pour proposer notamment dans la formule méridienne du jour : une crème brûlée à la lavande, sorbet cerises et framboises fraîches ou une salade rafraîchissante de fruits tropicaux.

    Crème brûlée à la lavande, sorbet de cerises et de framboises fraîches @TK

    Côté vins, la carte s’est également garnie avec des grands classiques à Bordeaux comme en Bourgogne, et proposition de vins au verre dans les trois couleurs à l’ardoise ( de 7 à 17 euros).

    Le chef Benoît Vantaux, ravi de son nouvel outil de travail ! @TK

    Le service soigné reste efficace et professionnel sans en faire des tonnes…L’Atelier de Ben a donc parfaitement réussi sa métamorphose ! Réservez !

  • L’Alsace au cœur de La Réunion !

    Le chef Michel Husser, du restaurant étoilé Le Cerf à Marlenheim, situé à une vingtaine de kilomètres de Strasbourg, a assuré durant 8 services un menu « alsaco-réunionnais » en collaboration avec la table du Canard Bourbon au Tampon, 2-Vanilles au GUIDE KASPRO 2019, dont la cuisine est dirigée par Isabelle Rodzinka. Carton plein pour le restaurateur tamponnais Jean-Pierre Rodzinka qui a fait salle comble à tous les services !

    Michel Husser et votre serviteur, Thierry Kasprowicz

    J’ai rencontré Michel Husser il y a plus de 13 ans. Nous nous voyons quand nous le pouvons ; en Alsace comme dans l’océan Indien. C’est un livre, Itinéraire Spiritueux de Gérard Oberlé paru en 2006, qui m’avait mené un jour dans ce bel hôtel-restaurant familial, tout fleuri, situé aux portes Nord de la route des vins d’Alsace. Une grande amitié alsaco-lorraine s’est tissée depuis toutes ces années et j’ai été ravi et ému de pouvoir déguster une partition de sa cuisine à La Réunion ! Un menu en cinq services que le chef alsacien a spécialement conçu pour l’occasion en s’adaptant habilement aux produits locaux, notamment le canard du restaurant qui l’accueillait, qu’il a métissés à ses spécialités alsaciennes.

    Tarte flambée aux jambon et grattons de canard @TK

    La mise en bouche fut une flammeküche, appelée plus communément tarte flambée, à base de jambon et de grattons du « Canard Bourbon », accompagné d’une flûte de crémant d’alsace de la belle Maison René Muré.

    Damier thon-foie gras, pickles de légumes, condiment betterave relevée @TK

    Michel Husser, également président des Étoilés d’Alsace, a trouvé le thon albacore de nos côtes de très bonne qualité et particulièrement adapté pour réaliser un intéressant terre/mer avec ce damier thon-foie gras, travaillé comme le traditionnel presskopf d’Alsace, servi avec des légumes pays en pickles et un intéressant condiment à base de betterave pepsy à souhait. Le Gewürztraminer 2015 du Domaine Kuehn a fait le job sans trop marquer le palais par le sucre et l’exubérance du cépage.

    Fleischschnaecke aux abattis de canard, camaron, lentilles de Cilaos @TK

    La suite a été un beau clin d’œil à l’Alsace avec cet excellent plat traditionnel ‘Fleisschnaecke’, littéralement « escargot à la viande », à base d’abattis de canard, allongé d’un bouillon avec des lentilles de Cilaos, pois et carottes et un camaron ! Le riesling grand cru Vorbourg Clos Saint Andelin 2013 du Domaine Schlumberger était, avec son côté tendu et agrumes, très à son aise sur ce mets épicé terre/mer !

    Canette caramélisée aux épices de Noël, sauce aux fruits du Baereweke, polenta, potimarron et choucroute Lepic @TK

    La canette du Sud Sauvage, tendre et rosée à cœur, apprêtée d’une sauce corsée aux épices des marchés de Noël d’Alsace, escortée d’une polenta gratinée aux fruits du Bareweke et d’une quenelle de potimarron avec chips de patate douce et un petit ballot de choucroute Lepic, a signé le plat principal de ce menu aux saveurs d’ici et d’Alsace. Le Pinot Noir Signature 2016 de René Muré, à la robe et à la texture légères, a été quelque peu happé par la densité de cette sauce épicée à la forte personnalité.

    Aumonière aux griottines, glace au fromage blanc et coulis de framboise @TK

    Côté sucré, pour l’accord, on ne pouvait évidemment pas faire l’impasse d’une vendanges tardives, ce fut un beau Pinot Gris 2009 du Domaine Schlumberger servi avec une aumônière surprise avec des noix, des griottines et une intéressante glace au fromage blanc avec un coulis de framboise.

    Jean-Pierre Rodzinka du Canard Bourbon et le chef étoilé Michel Husser @TK

    Pour l’occasion, salle et cuisine du Canard Bourbon ont été épaulés par les élèves du lycée hôtelier La Renaissance de Plateau-Caillou qui ont profité de la présence du chef étoilé sur l’île pour se nourrir de sa riche expérience ! Le restaurateur haut en couleurs, Jean-Pierre Rodzinka, pense déjà à l’arrivée de ses prochains chefs étoilés qu’il a déjà convaincus de venir à La Réunion ! À suivre…

  • La Paulée chic de Constance à Maurice

    Cinq vignerons internationaux se sont retrouvés sur l’île Maurice pour célébrer La Paulée de Constance !

    « Joindre l’utile à l’agréable » voilà ce qui est souvent revenu aux lèvres des vignerons quant à leurs motivations de ce voyage dans les eaux turquoise et limpides de l’océan Indien. Pour cette quatrième édition initiée par Jérôme Faure, chef sommelier du groupe hôtelier Constance, le casting était relevé avec le grand vigneron allemand Egon Müller, le sympathique René Barbier Junior du Clos Mogador en Espagne, Megan Parnell du Domaine des Dieux d’Hermanus en Afrique du Sud, la pétillante Elonora Gottardi de Contrà Soarda d’Italie et le Sancerrois Jean-Dominique Vacheron du Domaine Vacheron. Les vignerons n’étaient pourtant pas en vacances car ils ont assuré une master classe aux quelque cinquante sommeliers du groupe hôtelier répartis sur les hôtels Constance Belle Mare Plage et Constance Prince Maurice. Des spots majeurs du vin de l’océan Indien avec plus de 2000 références par hôtel et 80 000 bouteilles en stock et quelque 50 sommeliers pour assurer le service.

    Fromager, vignerons, sommelier : les acteurs de La Paulée 2019

    Des endroits parfois insolites ont été le théâtre de ces formations, comme celui d’un catamaran au milieu du lagon pour les vins italiens de Contrà Soarda présentée par Eleonora Gottardi ! Ces rencontres permettent aux sommeliers mauriciens qui ne peuvent se rendre dans les vignobles lointains de l’Ancien Monde, d’être au plus près des vignerons, en les questionnant sur leur terroir, leurs pratiques viti-vinicoles et en découvrant la gamme de vins qu’ils pourront ensuite mieux proposer à leur clientèle. Le célèbre vigneron de la Moselle allemande, Egon Müller, a fait déguster de nombreuses cuvées, parfaitement adaptées à la cuisine épicée sous ses latitudes, comme le riesling auslese Scharzhofberger 2005 mais aussi des vins de son domaine en Slovaquie, Château Belà.

    Eleonora Gottardi en pleine master class @TK

    Chaque soir de cette semaine de La Paulée de Constance, un wine diner ouvert à tous mettait à l’honneur un des vignerons présents dans un des cosys restaurants des hôtels, comme par exemple la table flottante Le Barachois au Prince Maurice où les vins de Contrà Soarda ont été appréciés avec la fine cuisine du chef exécutif Michael Sciaoli.

    Des accords mets et vins étaient au programme @TK

    Le point d’orgue qui a conclu cette paulée tropicale fut la soirée de gala orchestrée par le chef étoilé français Nicolas Boutin du restaurant Épure à Hong Kong. Fréderic Van Tricht, fromager affineur venu tout droit d’Anvers, a fait également le déplacement sur l’île Maurice pour proposer ses fromages rares particulièrement adaptés aux vins des vignerons de cette paulée. Lors de ce dîner de prestige, un grand vin servi en magnums de chaque vigneron présent était associé à un mets accordé à celui-ci. Les cuvées Les Romains 2012, sancerre blanc, du Domaine Vacheron et le priorat, rouge, Venus La Universal 2006 de René Barbier et son épouse Sarah Pérez, ont fait florès respectivement sur un saumon basse température, asperges vertes, verveine citronnée, graine de lin et un carré d’agneau au charbon végétal, endive, poivre timut, thym citron. La tradition de la paulée de partager une bouteille apportée par chaque convive s’est également perpétuée jusqu’à tard dans la sublime cave du Prince Maurice. On comprend mieux pourquoi les vignerons se bousculent pour participer à ce grand rendez-vous du vin dans l’océan Indien…

    Jérôme Faure, chef executif sommelier Constance, Jorald Julie, sommelier Constance et le vigneron Jean-Dominique Vacheron de Sancerre @TK
    Egon Müller et son riesling Scharzhof 2011 @TK
    Le chef étoilé Nicolas Boutin du restaurant Epure à Hong Kong et le fromager affineur Frédéric Van Tricht d’Anvers @TK
    René Barbier de Clos Mogador en Espagne
    Megan Parnell du Domaine des Dieux d’Hermanus en Afrique du Sud @TK
    Eleonara Gottardi du domaine italien Contrà Soarda @TK